Toxic Drugs Weapons

The heroine: Occupation forces support Afghan drug trafficking…

Opium Poppy With Crecent Moon Sygil, Jennifer Ingram, Oil on canvas, 30X24, 1997

AUTHOR:  Michel Chossudovsky, 29 avril 2007
Translated by Translated by Fausto Giudice

” A traffic that brings billions of dollars to organized crime and Western financial institutions “

Les forces d’occupation en Afghanistan appuient le trafic de drogue, which pays between 120 and 194 milliards de dollars de revenus au crime organisé, aux agences de renseignement et aux institutions financières occidentales.

Les recettes de cette contrebande lucrative qui se montent à des milliards de dollars sont déposés dans des banques occidentales. La quasi-totalité de revenus reviennent aux grandes entreprises et aux syndicats criminels hors d’Afghanistan.

Le trafic de drogue du Croissant d’or, lancé par la CIA au début des années 80, continue à être protégé par les services de renseignement US, en liaison avec les forces d’occupation de l’OTAN et l’armée britannique. Recently, les forces britanniques d’occupation ont fait la promotion de la culture du pavot par des annonces de radio payées.


 
 « Un message radiodiffusé dans la province a assuré les paysans locaux que la Force internationale d’assistance de sécurité (ISAF), dirigée par l’OTAN n’interférerait pas dans la récolte en cours sur les champs de pavot.
« Personnes respectées du Helmand. Les soldats de l’ISAF et de l’ANA (Afghan National Army) ne détruisent pas les champs de pavot », disait le massage. « Ils savent que beaucoup de gens en Afghanistan n’a pas d’autre choix que de cultiver le pavot. L’ISAF et l’ANA ne veulent pas empêcher les gens de gagner leur vie. » (cité dans The Guardian
, 27 avril 2007).
Alors que les annonces controversées sur l’opium ont été superficiellement rejetées comme étant une erreur malheureuse, everything indicates that the opium economy is favored at the political level (including by the British government of Tony Blair). 

Le Conseil de Senlis, une boîte à idées internationale spécialisée dans la sécurité et le politique, under contract with NATO, propose le développement des exportations licites d’opium en Afghanistan, en vue de favoriser la production des calmants comme la morphine et la codéine. According to Senlis Council,  « le pavot est nécessaire et, s’il est régulé correctement, il pourrait fournir une source licite de revenus aux paysans afghans appauvris tout en privant les seigneurs de la drogue et les Talibans d’une grande partie de leurs revenus. » (John Polanyi, Globe and Mail, 23 September 2006).

Le Conseil de Senlis propose une alternative dans laquelle « la production régulée de pavot en Afghanistan » pourrait être développée pour produire les calmants nécessaires. Le rapport de Senlis, however, n’aborde pas la structure existante des exportations licites d’opium, which is characterized by overproduction. La campagne de Senlis fait partie de la campagne de propagande. Elle a contribué à fournir une fausse légitimité à l’économie de l’opium de l’Afghanistan, (see les détails du projet Senlis), which ultimately serves powerful private interests.

Quelle est la surface cultivée en pavot nécessaire pour approvisionner l’industrie pharmaceutique ? Selon l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS/INCB, International Narcotics Control Board), chargé d’examiner les questions liées à l’offre et à la demande en opiacés utilisés dans des buts médicaux, « l’offre en opiacés de ce type a pendant des années été bien au-dessus de la demande mondiale » (Asian Times, February 2006). Given the overproduction, INCB recommended reducing opioid production.

Currently, l’Inde est le plus grand exportateur légal d’opium, providing approximately 50 pour cent de ventes légales aux entreprises pharmaceutiques impliquées dans la production d’analgésiques. La Turquie est également un producteur important d’opium licite.


Le latex de pavot de l’Inde « est vendu à des fabricants pharmaceutiques et/ou chimiques sous licence tels que Mallinckrodt et Johnson & Johnson, selon les règles établies par la Commission des Nations unies sur les stupéfiants et l’OICS, qui exigent une paperasse considérable. »

La superficie assignée à la culture de pavot licite sous contrôle de l’État en Inde est de l’ordre de 11 000 modest hectares, ce qui suggère que la demande mondiale de l’industrie pharmaceutique requiert environ 22 000 hectares of land for this crop. Il n’y a pas de pénurie d’opium pour l’usage pharmaceutique. La demande de l’industrie pharmaceutique est déjà satisfaite.
 

Augmentation de la production afghane d’opium


Les Nations Unies ont annoncé que la culture de pavot en Afghanistan a augmenté. Cultivated areas have increased by 59% in 2006. On estime que la production de l’opium a augmenté de 49% par rapport à 2005.


Les médias occidentaux blâment en choeur les Talibans et les seigneurs de guerre. Western officials say, « le trafic est contrôlé par 25 traffickers, dont trois ministres du gouvernement » (Karzai) (Guardian, on. cit.).  

Par une ironie amère, la présence militaire des USA a servi à reconstituer plutôt qu’à supprimer le trafic de drogue, which has been multiplied by 21 depuis l’invasion menée par les USA en 2001.
Ce que les médias omettent de rappeler est que le gouvernement taliban avait été pour beaucoup été dans la mise en œuvre du programme réussi d’éradication de la drogue, with the support and collaboration of the UN, en 2000-2001.

Mis en application en 2000-2001, le programme d’éradication des Talibans a provoqué une diminution de 94 percent of poppy crop. In 2001, according to UN figures, opium production had fallen to 185 tons. Juste après l’invasion US d’octobre 2001, la production s’est accrue considérablement, regagnant ses niveaux historiques.

Le Bureau des Nations Unies sur les Drogues et la Criminalité (UNODC), basé à Vienne, believes that the harvest 2006 will be around 6100 tons, is 33 times the level of production reached in 2001 sous le gouvernement taliban (3200 % increase in 5 years).  

Cultures occupied in 2006 est de 165 000  hectares, against 104 000 in 2005 and 7606 in 2001 under the Taliban.
Un trafic de plusieurs milliards de dollars

Selon l’ONU, Afghanistan provides 2006 about 92 pour cent de l’offre mondiale d’opium, qui est employé pour préparer l’héroïne.

L’ONU estime qu’en 2006, la contribution du trafic de drogue à l’économie afghane est de l’ordre de 2.7 billions of dollars. Ce qu’il ne mentionne pas est le fait que plus de 95 pour cent des revenus de ce trafic lucratif reviennent aux syndicats d’affairistes, au crime organisé et aux institutions bancaires et financières. Un pourcentage très faible revient aux paysans et aux trafiquants dans le pays producteur. (voir également UNODC, L’économie de l’opium en Afghanistan, Vienne, 2003, p. 7-8).

« L’héroïne afghane se vend sur le marché international des stupéfiants pour 100 fois le prix auquel les paysans vendent leur opium à la sortie du champ » (Le département d’État US cité par la Voix from America, 27 February 2004).

Si l’on calcule sur la base des prix de gros et de détail sur les marchés occidentaux, les revenus produits par le trafic de drogue afghane sont colossaux. In July 2006, le prix au gramme dans la rue en Grande-Bretagne pour l’héroïne était de l’ordre de 54£ [=80 €, 108 USD, 120 CAD].

Les stupéfiants dans les rues d’Europe occidentale

Un kilo d’opium produit approximativement 100 grammes d’héroïne (pure). 6100 tonnes d’opium permettent la production de 1220 tonnes d’héroïne avec un degré de pureté de 50 pour cent.

La pureté moyenne de l’héroïne vendue au détail peut changer. Elle est en moyenne de 36%. In Great Britain, la pureté est rarement au-dessus de 50 percent, alors qu’aux USA elle peut être de l’ordre de 50 at 60 pour cent.

Si l’on calcule à partir des prix au détail de l’héroïne en Grande-Bretagne, les revenus du trafic d’héroïne d’origine afghane seraient de l’ordre de 124.4 billions of dollars, en supposant un degré de pureté de 50 pour cent. En calculant sur la base d’un degré moyen de pureté de 36 pour cent et du prix britannique moyen, la valeur en liquide des ventes d’héroïne d’origine afghane serait de l’ordre de 194.4 milliards de dollars.

Même si ces estimations ne sont pas précises, elles donnent néanmoins une idée de l’ampleur du trafic de drogue en dehors de l’Afghanistan, qui brasse des dizaines de milliards. Basé sur la première estimation, qui est prudente, le montant des ventes au détail sur les marchés occidentaux est supérieur à 120 milliards de dollars par an (voir aussi nos bilans estimatifs détaillés pour 2003 in The Spoils of War: Afghanistan’s Multibillion Dollar Heroin Trade). L’UNODC estime le prix au détail moyen de l’héroïne pour 2004 at 157 $ [=115 €, 175 CAD] par gramme, sur la base d’un degré moyen de pureté.


Les stupéfiants en troisième position après le pétrole et les armes

Les estimations susdites sont conformes à l’évaluation faite par les Nations unies des dimensions et de l’ampleur du trafic mondial de drogue.


Afghan opiates trafficking (92 pour cent de la production totale mondiale) constitue une grande part du chiffre d’affaires annuel mondial des stupéfiants, estimated by the United Nations at 400-500 milliards de dollars.

(Douglas Keh, Drug Money in a Changing World, Technical document No. 4, 1998, Vienna UNDCP, p. 4. Voir aussi United Nations Drug Control Program, Report of the International Narcotics Control Board for 1999, E/INCB/1999/1 United Nations, Vienna 1999, p. 49-51, et Richard Lapper, UN Fears Growth of Heroin Trade, Financial Times, 24 February 2000). 

Si l’on se base sur les chiffres de 2003, la drogue constitue « le troisième plus grand produit mondial en termes de revenus après le pétrole et le trafic d’armes » (The Independent, 29 Février 2004). 

L’Afghanistan et la Colombie sont, with Bolivia and Peru, les premiers pays producteurs de drogue dans le monde, qui alimentent une économie criminelle florissante. These countries are heavily militarized. Le trafic de drogue y est protégé. Il a été documenté que la CIA a joué un rôle central dans le développement des triangles latino-américain et asiatique de la drogue.
Le FMI a estimé que le blanchiment mondial l’argent était situé entre 590 billion and 1500 milliards de dollars par an, which represents 2 at 5 percent of overall GDP (Asian Banker, 15 August 2003). 

Une grande part de l’argent blanchi mondialement, selon les estimations du FMI, is linked to drug trafficking, dont un tiers est lié au triangle de l’opium du Croissant d’or.

Note de traducteur

On appelle Triangle d’Or une région à cheval sur la Birmanie, le Laos et la Thaïlande, où des rescapés du Kuomintang, après la victoire des communistes en Chine, se sont lancés dans la culture et le commerce d’opium. Le seigneur de guerre et de drogue le plus célèbre de ce triangle est le fameux Shan Sa. Pendant la deuxième guerre d’Indochine, la CIA a organisé le trafic d’opium, cultivé par une armée secrète de Hmongs dirigés par le général Van Pao au Laos. L’opium était transporté par une compagnie aérienne de la CIA, Air America. Today, le général Van Pao est fermier au Montana (USA). Les USA ont fait appel à lui récemment pour former les unités antiterroristes de l’armée kirghize…


On appelle Croissant d’Or une région située à cheval sur l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan, où est cultivé le pavot.
Le « Triangle d’Or » latino-américain serait, par analogie, la région andine à cheval sur la Bolivie, le Pérou et la Colombie.

 

Original Global Research ICI
Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2553&lg=fr

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Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzaï était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans. »

Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

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