Ibn Taymiyyah and the Occult Roots of Islamic Terrorism [archive],

10/09/2007,

Par David Livingstone,

En dehors du monde islamique, l’exégète musulman du Moyen-âge Ibn Taymiyyah est peu connu. “Mais, dans le monde musulman, il est généralement considéré étant “le cheikh de l’Islam”, tandis que les critiques occidentales le condamnent souvent, comme le père du terrorisme islamique moderne.

Que ce soit chez les Frères musulmans ou chez les salafistes, vous constaterez qu’ils se basent souvent sur les fatwas d’Ibn Taymiyyah.

Toutefois, la réputation actuelle d’Ibn Taymiyyah est en grande partie une fabrication contemporaine. Ses idées ont été relancées pour la première fois par l’agent britannique Mohammed Abdul Wahhab, fondateur du wahhabisme, le culte fondamentaliste promu en Arabie saoudite.

En examinant comment son fanatisme s’intègre bien aux objectifs des groupes terroristes modernes et de leurs sponsors, les raisons du rétablissement de sa réputation deviendront évidentes.

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Aujourd’hui, peu de musulmans sont conscients des déclarations d’Ibn Taymiyyah et de la controverse entourant sa carrière, en raison de la propagande efficace de l’État saoudien.

En fait, Ibn Taymiyya a passé une grande partie de sa carrière en prison. En général, il a été placé en détention par les autorités religieuses pour accusation d’anthropomorphisme, ou pour avoir imputé des attributs humains à Dieu.

Ce point est intéressant, car malgré leurs échanges divergentes sur divers détails, les érudits wahhabites et salafistes se consacrent aux idées issues de l’anthropomorphisme d’Ibn Taymiyyah. Tout est là. Cela n’a jamais été très visible, mais c’est toujours là.  

Ibn Battuta, le renommé voyageur musulman, a rapporté que Ibn Taymiyya “était un fêlé”. Car lors d’un sermon, il est descendu de la chaire, et alors qu’il était en train de marcher, il a déclaré que lorsque Dieu descend du haut des cieux, “il descend comme cela”. [Little, Donald P. “Did Ibn Taymiyya have a screw loose?”, Studia Islamica , 1975, Number 41, pp. 95]

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Son anthropomorphisme suggère qu’il aurait eu une connexion avec l’occultisme. Ibn Taymiyya est né à Harran. En dehors de Babylone, Athènes et Alexandrie, elle était l’une des villes les plus importantes de son temps en tradition occulte.

Harran était le siège des Sabiens [Sabians]. C’était un peuple gnostique qui, s’était parfaitement substitué aux Sabéens [Sabeans] du Coran pour fuir la persécution. Pourtant, il n’en est rien. Ce n’était que des satanistes adorant Tammuz, se livrant à des sacrifices humains et pratiquant le néo-platonisme et l’hermétisme.

Lorsque les musulmans ont commencé leur vaste programme de collecte et d’étude des oeuvres des philosophes, grâce auquel l’Occident a finalement acquis ces connaissances, c’est vers les Sabiens qu’ils se sont tournés comme traducteurs.

En conséquence, il en résultera le Soufisme de l’influence Sabienne et un travail occulte, très important, connu sous le nom de “Epistles of the Brethren of Sincerity” [Épîtres des Frères de Sincérité], ou en arabe, Rasa’il ikhwan as-safa’ wa khillan al-wafa. Ils ont été, en grande partie, composés par des ismaéliens sous l’influence sabienne.

Et, donc , c’est dessus que s’appuie les Rites Écossais de la Franc-maçonnerie et, dont, les Templiers auraient appris leurs doctrines secrètes des Sabiens.

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Les érudits évitent ce sujet. Mais, ils explorent des liens possibles entre le sabianisme et l’avènement soudain de la Kabbalah autour du 12e siècle ap. J.-C., après le retour des Templiers en Europe. Par exemple, Gershom Scholem, connu comme la grande autorité sur cette question, a consacré dans ses “origines de la Kabbalah” une étude dessus.

Curieusement, depuis environ 1 200 ans, les idées de la Kabbale médiévale ont pratiquement disparu du Judaïsme. Donc, l’examen des similarités, Scholem suggère que sa réapparition a été faite, possiblement, par les Sabiens (également connus sous le nom de Mandéens).

Actuellement, probablement l’étude la plus avancée de la Kabbalah est The Gnostic Imagination: Gnosticism, Mandaeism and Merkabah Mysticism de Nathaniel Deutsch. Premièrement, il connecte le gnosticisme très tôt avec la Kabbalah. Puis, il examine les similitudes importantes entre le Mandéisme et la Kabbalah Médiéval, et il conclu que l’un a forcément influencé l’autre.

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Selon Deutsch:

“À l’heure actuelle, nous devons être satisfaits de reconnaître les parallèles phénoménologiques entre les traditions Mandéens et Kabbalistiques, même si, nous devons aussi envisager sérieusement la possibilité, que ces deux sources Mandéens et Kabbalistiques ont été puisées dans un réservoir commun de traditions antérieures (juifs) théosophiques.”

Concrètement, le seul aspect crédible à cette hypothèse est l’existence d’une doctrine anthropomorphique élaborée au sein des Sabiens. La Kababalah la surnomme les descriptions, ou Shiur Khomah, de l’image de Dieu, nommée Adam Kadmon. Ce qui reflète des spéculations similaires parmi les Sabiens au sujet d’Adam Cosmique (Cosmic Adam).

[*Note: L’Adam Kadmon est un terme cabalistique (kabbalistique) issu du symbolisme  du Zohar, exprimant la conception anthropomorphique du royaume divin.]

Coïncidence?

Pour comprendre le lien, nous devons considérer que le fondateur du mouvement salafiste est Jamal ud Din al Afghani, un Grand Maître des francs-maçons égyptiens, lesquels se désignaient, entre eux, sous le nom de Rasa’il ikhwan as-safa’ wa khillan al-wafa*. (Rafaat, Franc-maçonnerie en Égypte)

[*Du nom des Épîtres des Frères de Sincérité composée par des ismaéliens sous l’influence sabienne.]

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Nuh Ha Mim Keller a récemment exposé une théorie selon laquelle Ibn Taymiyyah avait une doctrine ésotérique, qu’il enseignait qu’à ses initiés les plus proches. Ce qui pourrait expliquer les mystérieux enseignements d’Ibn Taymiyyah.

Selon l’article de Keller:

“Abou Hayyan, d’origine andalouse, installé à Damas, connaissait personnellement Ibn Taymiya et le tenait en grande estime, jusqu’au jour où Barinbari (décédé en 717/1317) lui apporta une œuvre d’Ibn Taymiya intitulée Kitab al-‘arsh [Le livre du Trône]. Là, ils trouvèrent, écrit de la main d’Ibn Taymiyya (qui était familier à Abu Hayyan), des suggestions anthropomorphiques sur la Divinité qui, poussèrent Abu Hayyan à le maudire jusqu’au jour de sa mort… Abu Hayyan, dans son exégèse de Ayat al-Kursi (Coran 2: 258) de la sourate coranique d’al-Baqara, a remarqué quelque chose qui a complètement changé son opinion:

J’ai lu dans le livre d’Ahmad ibn Taymiyya, cet individu dont nous somme du même âge, écrit de sa propre main, qu’il l’a nommé Kitab al-‘arsh [Le livre du Trône], que “Allah Le Très-haut est assis (yajlisu) sur le Kursi (Trône), mais qu’il a laissé une place inoccupée, dans laquelle s’assoira le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix)”. [Mes italiques]

Al-Taj Muhammad ibn ‘Ali ibn’ Abd al-Haqq Barinbari l’a dupé [Ibn Taymiyya] en prétendant être son partisan, pour qu’il le lui révèle; et, c’est ce que nous lisons dans ce (al-Nahwi, Tafsir al-nahr al-madd, 1.254) texte.

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Comme le note Keller, “Ceci est intéressant, non seulement, parce que cela nous documente (à la plume de l’un des plus grands érudits de l’Islam) que Ibn Taymiyya avait une ‘double aqida’ [théologie], un pour le public et un côté anthropomorphique, distinct pour un cercle secret d’initiés.”

Ibn Taymiyyah résidait précisément à Harran, à l’époque où il observait la disparition de la communauté sabienne, après la conquête de la ville par les Mongols. Ce qui peut expliquer son opposition véhémente et continue envers ces nouveaux dirigeants mongols.

En effet, Ibn Taymiyya était unique dans ses déclarations de la légalité et la nécessité de combattre les Mongols. Les Mongols s’étaient convertis à l’islam. Mais, Ibn Taymiyya a fait valoir qu’il était autorisé de les combattre, car ils n’étaient pas complètement orthodoxes dans l’application de la charia.

En se référant délibérément à Ibn Taymiyya, les mêmes arguments ont été utilisés au XXe siècle par des gens comme les Frères musulmans, afin de justifier des activités terroristes, contre différents régimes du monde arabe.

Dans la plupart des cas, comme l’assassinat d’Anouar el-Sadate, ou le “Jihad” en Afghanistan, les fatwas d’Ibn Taymiyya ont été habilement utilisées pour manipuler ces terroristes, dans le but de servir un agenda occidental.

‘Ibn Taymiyyah and the Occult Roots of Islamic Terrorism’ [archive],

par David Livingstone

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